Godefroy Cavaignac (1853 - 1905)
Godefroy Cavaignac
Antidreyfusard
Petit-fils du conventionnel Jean-Baptiste Cavaignac, banni comme régicide sous la Restauration, Godefroy Cavaignac est le fils du général Louis-Eugène Cavaignac, ministre de la Guerre qui réprima l'insurrection révolutionnaire de juin 1848 avant d'être désigné comme chef du pouvoir exécutif et d'être battu à l'élection présidentielle par Louis-Napoléon, futur Napoléon III.
Polytechnicien de la promotion 1872, ingénieur des Ponts, Godefroy Cavaignac est aussi licencié en droit ; maître des requêtes au Conseil d'État, il entame une carrière d'élu local. Maire de Flée, conseiller général puis président du conseil général de la Sarthe, il est élu député en 1882. Sous-secrétaire d'État à la Guerre dans le gouvernement Brisson d'avril 1885 à janvier 1886, il est ministre de la Marine dans le cabinet Loubet du 27 février au 12 juillet 1892. Ministre de la Guerre de novembre 1895 à avril 1896, il retrouve ce portefeuille, succédant au général Billot quand Méline est remplacé par Brisson. Ce civil, engagé à 17 ans pendant la guerre de 1870, a reçu la médaille militaire et se veut un défenseur de l'Arche sainte. Les officiers font confiance au fils de celui qui avait regroupé 25 000 soldats pour réprimer les émeutes de 1848.
Cet été d'alternances est le moment le plus intense de l'affaire Dreyfus puisque les propos de Cavaignac devant les députés, le 7 juillet 1898, à propos des preuves irréfutables de la culpabilité du capitaine débouchent sur la dénonciation publique des faux par le colonel Picquart. Si ce dernier est emprisonné, le caractère grossier du montage est révélé au ministre par le capitaine Cuignet. Les aveux et la mort dramatique de Joseph Henry entraînent la démission du chef d'Etat-Major général et celle du ministre.
Remplacé par le général Zurlinden du 2 au 5 septembre et par le général Chanoine pendant la seule journée du 18 septembre, G. Cavaignac n'a de vrai successeur que le 1er novembre 1899 lorsque l'ancien président du Conseil Charles de Freycinet reprend des fonctions qu'il avait déjà exercées d'avril 1888 à mars 1890 et de février 1892 à janvier 1893.
Réélu député en avril 1902, Godefroy Cavaignac siège avec les républicains nationalistes et s'oppose à la seconde révision réclamée par Jaurès. Il n'achève pas son mandat ; en effet, peu après avoir marié sa fille à un officier breveté d'état-major, le futur général Mangin, il décède à Flée, en son château d'Ourne, le 24 septembre 1905.
Hommes politiques
Ministre de la Guerre antidreyfusard mais à l'origine de la découverte du faux Henry, Godefroy Cavaignac était né à Paris, le 21 mai 1853.Petit-fils du conventionnel Jean-Baptiste Cavaignac, banni comme régicide sous la Restauration, Godefroy Cavaignac est le fils du général Louis-Eugène Cavaignac, ministre de la Guerre qui réprima l'insurrection révolutionnaire de juin 1848 avant d'être désigné comme chef du pouvoir exécutif et d'être battu à l'élection présidentielle par Louis-Napoléon, futur Napoléon III.
Polytechnicien de la promotion 1872, ingénieur des Ponts, Godefroy Cavaignac est aussi licencié en droit ; maître des requêtes au Conseil d'État, il entame une carrière d'élu local. Maire de Flée, conseiller général puis président du conseil général de la Sarthe, il est élu député en 1882. Sous-secrétaire d'État à la Guerre dans le gouvernement Brisson d'avril 1885 à janvier 1886, il est ministre de la Marine dans le cabinet Loubet du 27 février au 12 juillet 1892. Ministre de la Guerre de novembre 1895 à avril 1896, il retrouve ce portefeuille, succédant au général Billot quand Méline est remplacé par Brisson. Ce civil, engagé à 17 ans pendant la guerre de 1870, a reçu la médaille militaire et se veut un défenseur de l'Arche sainte. Les officiers font confiance au fils de celui qui avait regroupé 25 000 soldats pour réprimer les émeutes de 1848.
Cet été d'alternances est le moment le plus intense de l'affaire Dreyfus puisque les propos de Cavaignac devant les députés, le 7 juillet 1898, à propos des preuves irréfutables de la culpabilité du capitaine débouchent sur la dénonciation publique des faux par le colonel Picquart. Si ce dernier est emprisonné, le caractère grossier du montage est révélé au ministre par le capitaine Cuignet. Les aveux et la mort dramatique de Joseph Henry entraînent la démission du chef d'Etat-Major général et celle du ministre.
Remplacé par le général Zurlinden du 2 au 5 septembre et par le général Chanoine pendant la seule journée du 18 septembre, G. Cavaignac n'a de vrai successeur que le 1er novembre 1899 lorsque l'ancien président du Conseil Charles de Freycinet reprend des fonctions qu'il avait déjà exercées d'avril 1888 à mars 1890 et de février 1892 à janvier 1893.
Réélu député en avril 1902, Godefroy Cavaignac siège avec les républicains nationalistes et s'oppose à la seconde révision réclamée par Jaurès. Il n'achève pas son mandat ; en effet, peu après avoir marié sa fille à un officier breveté d'état-major, le futur général Mangin, il décède à Flée, en son château d'Ourne, le 24 septembre 1905.
