
Lettre de Lucie à Alfred Dreyfus du 26.9.1898 au soir
« Mon cher Alfred,Nous sommes aujourd'hui dans la joie et je suis si profondément heureuse que j'ai besoin de venir à toi tout de suite te confier mon bonheur qui est le tien, le nôtre à tous, non pas pour t'annoncer cette heureuse nouvelle, car je suis persuadée que tu en seras avisé télégraphiquement sous peu, mais pour me rapprocher de toi dans ma joie folle, comme je venais à toi dans mes moments de plus profonde tristesse. Enfin, après t'avoir dit que la révision est accordée, je veux te raconter brièvement la succession des faits.
Le 3 septembre à la suite d'événements très importants et que tu connaîtras plus tard, j'ai pu adresser à M. Le Garde des Sceaux une demande en révision, demande qui n'attendait que le moment favorable pour être produite. »